vendredi 17 novembre 2017

«Assises de la mobilité » : Pour une ligne 18 d'Orsay-Gif au RER D et le renforcement du service public du transport

«Assises de la mobilité » :
Financer les besoins en transports utiles plutôt que la traversée du plateau de Saclay et renforcer le service public du transport !
 
Le projet actuel de la ligne 18 prévoit de relier la gare Aéroport d’Orly à la gare Versailles Chantiers en traversant le plateau de Saclay. Les gares suivantes sont prévues pour l'Essonne : Massy Opéra, Massy Palaiseau, Palaiseau, Orsay-Gif, CEA Saint-Aubin.
Cette ligne est symbolique d’une vision de développement inégalitaire et passéiste de notre région à l’ère de la révolution numérique, comme nous l'avions dénoncé lorsque ce projet avait été dévoilé par Nicolas Sarkozy en 2008: transférer une grande partie de la recherche scientifique d’Ile-de-France sur le Plateau de Saclay, en consacrant des centaines de millions d’euros uniquement pour desservir en transports une zone de très faible densité avec le paradoxe de consacrer de moins en moins de moyens pour la recherche publique comme privée.
Le Commissariat Général à l’Investissement dirigé par Louis Schweitzer, instance dépendant du Premier Ministre, a émis en novembre 2015 un avis défavorable à la partie Orsay-Versailles, considérant que le trafic est beaucoup trop limité et le projet non rentable. Un tel avis défavorable est exceptionnel.
Pour les communistes essonniens, il s'agit de répondre aux besoins d’aujourd’hui et à ceux, nouveaux, qui s'expriment du fait de l'implantation effective d'établissements de recherche et d'entreprises dans le cadre du projet Paris Saclay.

Nous faisons donc la proposition suivante :

A la place du prolongement de la ligne 18 vers Versailles, la ligne 18 doit relier Orsay-Gif à l’ouest au RER D à l’est, par exemple à Montgeron. Un lien direct serait ainsi créé entre le RER D, ligne en très grande difficulté, et Orly, 1er pôle d’emploi du Sud francilien. La ligne 18 permettrait ainsi de soulager de manière utile les lignes B, C et D du RER.

Dans le même temps, il y a un besoin de financements prioritaires pour les transports locaux, existants ou à développer en urgence pour répondre dès maintenant aux enjeux les plus importants à l'échelle locale :
  • RER B : renforcement de ce transport public essentiel (augmentation des fréquences, amélioration de la ponctualité, renouvellement du matériel roulant en élevant sa qualité et sa fiabilité),
  • Dessertes locales du plateau de Saclay (liaisons douces, réseau de transports publics légers, et de Vélibs), Liaisons plateau-vallées et plateau – plateau (vers les Ulis et Courtaboeuf, complément industriel et technologique du plateau de Saclay) par téléphérique gros porteur (sous réserve d’étude de faisabilité, à partir de la/des gares du Guichet et/ou Orsay-Ville et/ou Bures), par TCSP (bus à haute capacité),
  • Liaison Massy-Valenton,
  • Liaison Évry-Massy-Versailles.
Oui M. MACRON, Oui Mme PECRESSE, l’État et la Région doivent donner la priorité à la mise en œuvre d’un service public proposant des solutions techniques adaptées aux besoins des essonniens, pour garantir la qualité, la performance et la politique tarifaire du futur réseau intermodal.

Ceci implique de refuser les idées de mise en concurrence des territoires et de privatisations des réseaux, qui ne feraient qu’empirer la situation que les essonniens comme l'ensemble des franciliens endurent depuis trop longtemps.

samedi 28 octobre 2017

Hôpital : le Maire de Palaiseau refuse le débat au conseil municipal


Pour le Maire de Palaiseau, les élu.e.s municipaux n’ont pas à se prononcer sur les projets qui touchent à l’avenir de l’hôpital public pour notre territoire.

Lors du conseil municipal du 16 octobre dernier, le Maire a ainsi réitéré son refus que les élu.e.s palaisiens se prononcent sur une motion déposée par le groupe communiste pointant les menaces liées au projet de fermeture des trois hôpitaux de proximité du nord de l'Essonne : Juvisy, Longjumeau et Orsay.

L'argument mis en avant par le Maire : “l’avenir des hôpitaux de Juvisy, Lonjumeau et d’Orsay (...) n’entre pas dans le cadre de ce que nous avons vocation à aborder en conseil municipal”. 
Il est vrai que l'avenir des services d'urgence, de pédiatrie, de gériatrie entre autres, ne concerne en rien les Palaisiens ...


mardi 24 octobre 2017

Rassemblement pour la venue de Macron à Saclay mercredi 25 octobre

                 Pour dire ensemble « STOP à MACRON, OUI au progrès social » !
                       Rassemblement Mercredi à 17h00 devant Centrale Supelec*


 Ainsi le Président de la République, se rend demain sur le plateau de Saclay. Un déplacement annoncé tardivement, sans doute pour éviter toute expression du mécontentement lors de sa visite. « Jupiter » craindrait-il les foudres de toutes celles et ceux qui refusent de subir la politique du Président des riches ?

Au-delà de son objet principal, l'Enseignement supérieur et la Recherche, cette visite, effectuée en plein débat budgétaire 2018, résonne en Essonne, comme un message d'encouragement « aux premiers de cordée ». Enrichissez-vous ! Au détriment des populations les moins aisées, de l'économie réelle, de l'emploi et de la formation, des services publics et bien sûr de la Recherche et de l'Enseignement supérieur ! C'est le sens de la suppression de l'ISF votée à l'Assemblée.

Car le projet de budget 2018 est une des pièces maîtresses de la panoplie déployée à partir des ordonnances sur le droit du travail pour casser le modèle social français. L'objectif est triple : baisser le « coût du travail » au lieu de s'attaquer au coût du capital, baisser les prélèvements obligatoires finançant les services publics, pour laisser s'envoler les prélèvements financiers et augmenter les dividendes des actionnaires.

Lors de la présentation du projet de budget 2018, la Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'innovation a annoncé une hausse de 712 millions d'euros du Projet Loi Finances MIRES 2018. Selon ses propos, 501 millions d'euros reviendrait à la « recherche », dont 87 millions d'euros pour les organismes publics de recherche !
Où est donc cette « hausse » dans le projet de budget 2018 en particulier pour l'ensemble des organismes publics de recherche ? Elle correspond en fait au financement des mesures salariales dans la Fonction publique ! De fait, il n'y a aucune augmentation des moyens budgétaires pour assurer les besoins des laboratoires.

Une grande partie de cette « hausse » annoncée des crédits pour la recherche serait orientée vers l'aéronautique civile (Ariane 6) pour 135 millions d'euros; vers le financement des grands instruments internationaux de recherche (160 millions d'euros), il s'agit d'argent qui n'ira pas directement aux laboratoires des organismes de recherche.
Concernant l'emploi scientifique, aucune création de poste pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche, voire même une baisse de postes pour certains secteurs.
Avec ce budget 2018 en recul, le gouvernement continue sa politique, d'abandon d'une politique de Recherche à long terme. Cela va se traduire par encore plus d'austérité, de blocages de carrière, de recours à l'emploi précaire, de mal être au travail !

Le Président Macron à Saclay, flanqué de Mme Pécresse, Présidente de la Région et ancienne Ministre de l'Enseignement supérieur et des Universités sous Sarkozy, viennent sceller côte à côte en ce lieu, la poursuite de la dégradation des conditions d'exercice de la Recherche publique.
Dans ce débat, nos parlementaires porteront et défendront une autre orientation de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, exigeront des moyens et des personnels supplémentaires pour répondre aux défis de notre avenir.

Le PCF, appelle toutes celles et ceux qui s'opposent à cette politique de casse sociale, qui refusent un avenir livré au carcan du CAC 40 et qui veulent œuvrer à une alternative politique, à se rassembler :


Mercredi à 17h00 à Centrale Supelec* 
                   pour dire ensemble « STOP à MACRON, OUI au progrès social » !

PCF Essonne
Corbeil-Essonnes le 23 octobre 2017


*Centrale Supelec : 3 Rue Joliot Curie, 91190 Gif-sur-Yvette

samedi 5 août 2017

Anniversaire de la Libération d'Igny : Hommage à Alphonse LINCKENHELY




Hommage à Alphonse LINCKENHELY
Président du comité de Libération et ancien Maire de la ville d’Igny

Ouvrier charpentier en fer, Alphonse Linckenhely (1894-1975) aura consacré toute sa vie à Igny (Essonne).
Ayant connu les horreurs de la première guerre mondiale, la « der des der » a un sens profond pour lui : celle de la défense de la paix et de la fraternité entre tous les peuples pour empêcher une nouvelle guerre. C'est ce qui le guidera pour participer au Congrès de Tours de 1920 d’où naîtra le Parti communiste, section française de l'Internationale communiste.

En 1925, il participe aux actions condamnant la guerre coloniale du Rif contre le peuple Marocain alors que les peuples coloniaux avaient payé un lourd tribut dans les tranchées de 1913 à 1918.
Face à la menace fasciste en 1934, il participe à l’action et aux efforts des communistes pour réaliser un vaste Front antifasciste regroupant les démocrates de notre pays. Ce combat pour l'unité syndicale et politique aboutira au Front populaire avec ses grandes conquêtes sociales et démocratiques en 1936.

Alphonse Linckenhely participe ensuite à l'organisation de l'aide à l'Espagne républicaine fragilisée par la politique de non intervention des pays démocratiques et en danger suite au coup de force de Franco aidé par Hitler et Mussolini. Il aidera à la création des Brigades internationales dont sera membre un citoyen d'Igny Emmanuel Mignard avec de nombreux futurs résistants de France comme Rol Tanguy et le colonel Fabien.

Après la défaite de la démocratie en Espagne, c'est celle de la France qui s'annonce et ceux qui préfèrent Hitler au Front Populaire relèvent la tête. Pendant la drôle de guerre ils ne sont pas inquiétés, alors que les communistes sont pourchassés avec d'autres démocrates. Alphonse Linckenhely comme beaucoup de militants communistes est arrêté en 1939. Interné au Havre, il s'échappera en 1940 pour entrer dans la clandestinité.
Le trouble de la période est dépassé par la culture antifasciste qui imprègne l'état d'esprit des militants les plus conscients et les orientent sur le chemin de la lutte antinazie. C'est le chemin qu'emprunte Alphonse Linckenhely.
En octobre 1941 est créé le Front National de lutte pour la liberté et l'indépendance de la France au sein duquel vont se retrouver des patriotes de toutes tendances pour la libération de la France et l'instauration d'une République Nouvelle.

Revenu à Igny Alphonse Linckenhely organise la résistance à Igny et aux environs. Il lui faut prendre des contacts dans des conditions difficiles car tout est désorganisé matériellement et moralement, les militants sont surveillés, les amitiés incertaines. Il est en contact avec la direction nationale du Parti communiste français clandestin qui se réunit à Gommonvilliers.

En août 1944, il devient président du comité de Libération de la ville. Les électeurs le désigneront en 1945 à la tête d’une municipalité d’union composée de communistes et de démocrates.

De nombreuses réalisations verront le jour sous son impulsion, notamment de 1953 à 1965 : création de groupes scolaires, de logements HLM, adductions d’eau et de l’assainissement. Il créera les premières classes de neige de la commune, les colonies de vacances, les cours de danse, le stade Jean Moulin entre autres.

Une plaque lui rendant hommage est inaugurée le 25 août 2004 par la Maire Françoise Ribière en présence de Robert Vizet, ancien Maire de Palaiseau, qui organisa sous l’occupation l’action des jeunes résistants ignissois.


La libération d’Igny en août 1944
Sous l’occupation, les allemands sont stationnés à St Nicolas. Et comme partout en France, il y a malheureusement des collaborateurs encore plus dangereux pour leur connaissance de la population dont celles et ceux soupçonnés d’être communiste ou gaulliste.
En dépit de ces difficultés, le but des résistants est d’abord de montrer à la population que l'occupation allemande ne peut pas, ne doit pas être éternelle.
C’est dénoncer la trahison de Pétain et de sa politique de collaboration qui vise à faire de la France une colonie allemande et aider en réalité Hitler à conquérir toute l'Europe en instaurant un système raciste par l'extermination des Juifs, des Tsiganes et des homosexuels, c’est-à-dire de tous ceux qui sont différents.
C’est aussi rassembler tous les patriotes, aider les jeunes qui refusent de partir travailler en Allemagne, les évadés des camps d'internement. Distribuer des expressions antinazies, récupérer des armes, redonner confiance en dépit de la répression qui s'abat sur la résistance.
Et avec la victoire de Stalingrad en février 1943, l'espoir change enfin de camp et donne du crédit à ceux qui n'ont pas baissé les bras devant la défaite.

Rassemblant la Résistance à Igny, Alphonse Linckenhely prépare alors les conditions de la Libération.
Le 14 juillet 1944 est choisi pour en faire une démonstration de force vis-à-vis de la population et pour montrer à l'occupant que la fin approche. Le 14 juillet est jour de grève, de manifestations populaires et d'actions de toutes sortes, petites ou grandes, contre l'occupant. Alphonse Linckenhely confie au groupe de l'Union de la jeunesse patriotique d’Igny, animé par le futur Maire de Palaiseau Robert Vizet, la tâche d'organiser la pose du drapeau tricolore à la mairie d'Igny et d'un rassemblement sur la tombe d'Estienne d'Orves à Verrières le Buisson et suivant les circonstances une manifestation dans les rues de Verrières.

Dans la nuit du 13 au 14 le drapeau tricolore est hissé en face de la Mairie, au front du pylône électrique à l’angle de la rue Gabriel Péri et de la rue Carnot avec l'inscription « la Résistance c'est la France ».
Si la population manifeste sa joie à la vue du drapeau le lendemain matin, les allemands sont furieux. Le drapeau restera deux jours. La légende dit que les allemands craignaient que le pylône soit électrifié.
Le 14 juillet le rassemblement a lieu sur la tombe d'Estienne d'Orves, lieutenant de vaisseau fusillé en 1943, pour lui rendre hommage.
Le sacrifice de Gabriel Péri journaliste à l’Humanité et de l’officier d'Estienne d'Orves symbolise l'Union de la Résistance évoquée par Aragon « Celui qui croyait au ciel. Celui qui n'y croyait pas. ».
C'est au chant de la Marseillaise et du chant du Départ, ponctués de slogans antinazis que la manifestation va se dérouler. Des tracts sont distribués et une prise de parole appelle les gens à rejoindre la Résistance.
Devant la détermination des jeunes une patrouille cycliste allemande va rebrousser son chemin.

Par la suite, Alphonse Linckenhely met en place le comité de Libération en veillant à ce que toutes les forces patriotiques y soient représentées. Des plans d'occupation des édifices publics sont élaborés et les équipes désignées. Ce qui sera effectif dès le 25 avril à 8h du matin marquant ainsi la libération de la commune.
 

Dans le même temps les forces allemandes de 2000 hommes sont bloquées sur le plateau de Saclay se rendant à un officier de l'Armée Leclerc.
Ainsi Igny et l'Ile-de-France vont retrouver la liberté par les forces conjuguées de la Résistance et de l'armée Leclerc.

En commémorant chaque année l’anniversaire de la Libération et en rendant hommage à tous ceux et toutes celles qui sont morts pour la libération de la France et de l'Europe et à des hommes comme Alphonse Linckenhely, nous avons le devoir de préserver l'héritage de leur idéal de justice et de liberté.